Appeler un viol un viol

Appeler un

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48 réflexions sur “Appeler un viol un viol

  1. J’ai réalisé des années après que mon premier rapport sexuel (pénétration) s’apparentait (plus ou moins ?) à un viol ou du moins un rapport sexuel non consentit.
    Comment ? En relisant ce que j’avais écrit dans un carnet par rapport à ça… mais « à l’époque » non, je n’ai pas réalisé, j’ai minimisé malgré que ça m’ait empêché de prendre du plaisir (et même de recommencer) pendant un bon moment.

    1. C’est parfois difficile de mettre des mots sur les choses, de reconnaître cette « zone grise » quand le sexe n’est pas vraiment consenti mais qu’on a du mal à l’identifier sur le moment… Merci pour ce témoignage.

  2. Et si une fille veut absolument coucher alors que l’envie est passée, qu’elle a de mauvaises raisons (comme se réconcilier après une dispute), que le garçon ne veut pas (la dispute lui a coupé l’envie), et que la fille se montre insultante et agressive, qu’elle essaie de convaincre de manière déplaisante (alors que le sexe ne devrait être que plaisir), est-ce que c’est semblable au cas de votre amie ? Je demande car ça m’est arrivé. C’était sans doute un peu différent car je n’ai jamais ressenti de peur, je faisais une tête et 30 kg de plus. Mais j’ai pris des claques et je n’en ai pas données. J’ai juste vu mon couple se terminer sur cette dispute et cette envie non partagée de sexe. Après trois ans. Ca m’a un peu dégouté des femmes. J’ai des rapports plus simples avec les mecs (je suis bi).

    1. Bonjour, pour moi si le garçon ne veut pas et que la fille se montre insultante ou agressive, on est dans le cas de contrainte par pression morale. Après je ne suis pas spécialiste donc pour les questions de ce genre je recommande bien sûr d’en parler à des gens compétents comme le CFCV par exemple ! Dans tous les cas merci pour ce témoignage qui ne doit pas être facile à faire ressortir.

      1. OK, donc allez jusqu’au bout et répondez clairement à sa question : oui c’est un homme, et oui il a subi une tentative de viol de la part d’une femme. Appliquez le contenu de cet article et appelez un chat un chat, un viol un viol et une tentative de viol une tentative de viol. Dire « on est dans la contrainte bla bla bla » et « je ne suis pas spécialiste » plutôt que d’aller jusqu’à la conclusion « oui il y a tentative de contrainte d’avoir une relation sexuelle, c’est DONC une tentative de viol », c’est déjà faire ce qui est dénoncé dans l’article. Avec lequel par ailleurs je suis globalement, mais pas pleinement, d’accord, mais c’est un autre sujet.

      2. Oui vous avez raison.
        Après encore une fois même avec mon amie j’ai été prudente, en lui disant que pour moi c’était une tentative de viol mais qu’elle devrait en parler au CFCV pour avoir leur avis.

        Et pour être vraiment précise, dans ce cas ça avait plutôt l’air d’être une agression sexuelle qu’un viol, mais il aurait fallu demander à la personne de décrire ce qui s’est passé et ce blog n’est pas forcément le meilleur espace pour ça, c’est pour ça qu’il vaut mieux en parler aux professionnels, qui savent réagir dans ces cas-là, écouter et conseiller les victimes.

      3. Pour être claire, c’est un viol si la pénétration n’est pas consentie par l’une ou l’autre des deux parties, c’est-à-dire que si une femme force une fellation sur un homme ou le force à la pénétrer, c’est aussi un viol. La victime de viol n’est pas forcément celle qui se fait pénétrer… Voire cet article-ci : http://www.madmoizelle.com/viol-conjugal-hommes-337616 ou encore celui-ci : http://www.madmoizelle.com/shia-labeouf-viol-304217
        Les violences sexuelles et/ou conjugales faites par des femmes sur des hommes sont peut-être plus rares, mais tout aussi dévastatrices et il est important de les reconnaître et de ne pas les invisibiliser.

  3. Ton histoire flirte clairement avec les limites, peut on reellement appeler ca une tentative de viol?
    -Le mec n’est pas un inconnu, au contraire un plan cul regulier.
    -Ce soir la les deux s’etaient rencontrés pour un objectif bien precis et d’un commun accord (cad baiser) et d’ailleurs 30secs plus tot la fille lui dit « sort les capotes » en faisant fi de sa declaration.
    -Et visiblement le mec a ete insistant 30secs mais s’est stoppé tres rapidement (il n’a pas levé la main sur elle et encore moins ne l’a penetré…)

    Des lors et lorsqu’on a tendance a tout melanger ca crée une atmosphere negative et de division ou globalement l’homme est une possible menace.

    1. Bonjour, je ne suis pas sûre que tu aies bien lu la BD puisque j’y rappelle les chiffres de l’INSEE selon lesquels dans 90% des cas de viol constatés en France entre 2010 et 2015 la personne était une personne connue de la victime (pour ton premier point).
      – Deuxième point : peu importe dans quelle intention on s’est retrouvé, tout le monde a le droit de changer d’avis. Pour ce point je te renvoie vers cette superbe vidéo qui t’expliquera très bien la notion de consentement à base d’une métaphore sur les tasses de thé : https://www.youtube.com/watch?v=oQbei5JGiT8
      – Troisième point : encore une fois, est-ce que tu as lu la planche ? J’y mets la définition de contrainte par pression morale, on peut très bien être face à une tentative de viol même s’il n’y a pas eu la moindre violence physique. (et là il n’y a pas eu viol puisque l’acte ne s’est pas produit, c’est une « tentative » de viol, c’est ce qu’il a essayé de faire. Cela dit il y a bien eu une agression sexuelle au moment où il a pris la main de ma copine pour la poser sur son sexe, ici il y a bien contrainte physique)

      Et oui 1 femme sur 5 sera agressée sexuellement et 95% (dans ces eaux-là) des agresseurs sont des hommes, donc oui l’homme et une possible menace. C’est agréable à entendre pour personne mais ce n’est pas une raison pour se voiler la face.

      1. -1/3 de conjoint effectivement, mais je peux mettre ma main au feu que c’est trés rarement un plan cul (et encore plus rare, lorsque tu le ramènes chez toi avec la ferme intention de baiser avec lui…). Tu nous exposes un exemple qui ne doit se passer qu’1 fois sur 10 000, partant de la difficile de le croire/d’imaginer.
        Par contre si tu nous avais sortie l’exemple du marie alcoolo, qui débarque à minuit complétement bourré et qui accuse de sa femme la ok.
        -Bien sur qu’elle a le droit de changer d’avis et heureusement, ce n’est pas ça que j’accuse, mais plutôt le revirement de situation trés peu probable du mec qui vient de faire une déclaration d’amour, se prend un bâche et tout de suite aprés se conduit comme un connard/bourrin à vouloir lui faire l’amour, qui réagit comme ça ? Ce qui est plus plausible, c’est de partir la queue entre les pattes.
        D’ailleurs, ça arrive aussi à des garçons de ne pas avoir envie de faire l’amour avec sa partenaire (ou plan cul) alors que celle-ci le souhaite et multiplie les appels du pied, parlons-nous de « tentative de viol » pour autant ? Il m’est méme arrivé parfois (et je suis loinnnn d’être le seul) de faire l’amour alors que je n’avais pas forcement envie, et est ce que je parles de viol ? Certainement pas, ça ne m’a jamais effleuré l’esprit.
        -Encore une fois il n’y a pas de lexique clair de « qu’est ce qu’une tentative de viol » donc on peut se permettre de mettre sur le méme plan un mec vraiment menaçant dans le métro qui te touche, et a un clodo qui ne tient même plus debout qui te crie « t’es bonnes » dans la rue.
        Aussi je reprends une ligne de ton texte, « si elle (copine) emploie le mot « viol », croyez la sur parole, ne remettez pas en doute son jugement », c’est un sujet trop sensible pour dire que « tout est noir ou tout est blanc », et une amie n’est personne pour juger si il y a viol ou pas mais plutôt quelqu’un de plus apte pour ça (médecin, psychologue etc).

        Ce qui me dérange dans ce type d’article/BD c’est que ça crée l’amalgame envers un genre (en l’occurrence les hommes). Qui pourrait se permettre de faire ça avec une religion ou une race ? Le FN est les blog de facho, de plus te permettrais-tu d’écrire sur ton blog « donc oui les musulmans sont une possible menace » ?

      2. Bonjour Xavier,
        « Je peux mettre ma main au feu que c’est très rarement un plan cul »…
        –>Ah bon ? Mais sur quoi vous appuyez-vous pour raconter ça ? Avez-vous beaucoup discuté avec les femmes de votre entourage pour savoir comment se passaient leurs relations avec leurs plans culs ?… Avez-vous des chiffres ? Est-ce juste une intuition ? Parce que mon intuition, mon expérience personnelle et les retours que j’ai vont dans le sens tout à fait contraire de ce pour quoi vous seriez prêt à mettre votre main au feu.

        Par contre si tu nous avais sortie l’exemple du marie alcoolo, qui débarque à minuit complétement bourré…
        –> Ben justement tout l’objet de cet article était de ne pas faire ça, de montrer qu’un viol peut sortir complètement des situations que l’on imagine, de montrer que parfois ça se passe de façon « subtile », ce qui le rend difficile à identifier pour la victime.

        -Bien sur qu’elle a le droit de changer d’avis et heureusement
        –> Ok ben déjà là-dessus on est d’accord, c’est un bon point ! 😉

        – ce n’est pas ça que j’accuse, mais plutôt le revirement de situation trés peu probable du mec qui vient de faire une déclaration d’amour, se prend un bâche et tout de suite aprés se conduit comme un connard/bourrin à vouloir lui faire l’amour, qui réagit comme ça ? Ce qui est plus plausible, c’est de partir la queue entre les pattes.
        –> Euh du coup je pense que tu as cru que j’avais inventé l’histoire ?… Mais ce n’est pas une histoire inventée, Xavier, c’est une histoire vraie. Je n’ai fait que partager l’expérience de ma copine, c’est tout. Désolée si la réalité n’est pas assez crédible pour toi mais bon là dessus je peux pas faire grand chose.

        D’ailleurs, ça arrive aussi à des garçons de ne pas avoir envie de faire l’amour avec sa partenaire (ou plan cul) alors que celle-ci le souhaite et multiplie les appels du pied, parlons-nous de « tentative de viol » pour autant ?
        –> Ben ce ne serait pas un viol en l’occurence car il n’y aurait pas pénétration (sauf s’il y a pénétration digitale ou utilisation de sextoys, auquel cas ce serait bien un viol), mais une femme qui insiste pour avoir des relations sexuelles alors que le garçon n’a pas envie, c’est bel et bien une agression sexuelle, oui.

        -Encore une fois il n’y a pas de lexique clair de « qu’est ce qu’une tentative de viol »
        –> Ben si ! ça tombe bien, c’est complètement décrit et explicité dans la loi. Va te renseigner, tu apprendras des choses sûrement !

        une amie n’est personne pour juger si il y a viol ou pas mais plutôt quelqu’un de plus apte pour ça (médecin, psychologue etc).
        –> C’est précisément ce que je dis dans l’article, il faut la renvoyer vers le collectif féministe contre le viol, des numéros d’écoute ou une thérapeute pour en parler.

        Ce qui me dérange dans ce type d’article/BD c’est que ça crée l’amalgame envers un genre (en l’occurrence les hommes).
        J’ai fait tout un article sur le sexisme anti-hommes qui est téléchargeable gratuitement sur le net vers ce lien : http://pdf.lu/S3zG/ n’hésite pas à aller faire un tour, tu auras la réponse aux questions que tu poses à la fin de ton commentaire.

      3. Où finit la négociation, où commence la contrainte morale ? Si l’un des partenaires attendrit l’autre qui finit par céder, c’est quoi ? C’est un jeu de séduction ? C’est une négociation ? C’est une contrainte morale ?
        Comment gérer alors dans ce cadre là les jeux de séduction ? Par exemple j’ai très envie, mais j’ai envie de tester jusqu’à quel point tu as envie de moi, alors je te dis non. Bon, l’autre dit, ok, se barre. On manque quand même un truc non ?
        Quand ma femme me dit non, que j’ai pas le moral et que je me retourne mal dans ma tête, et qu’elle me dit… allez viens.. c’est une contrainte morale ? (En gros je la « contraint » de me consoler) ?
        Que penser aussi de la fille qui ne dit pas non (genre j’y vais doucement, progressivement, je ne force rien, on discute, on rigole aussi), et qui deux jours après dit : ah oui mais je ne voulais pas ? Faut-il faire signer un papier ?

      4. Bonjour Fabrice,
        Merci pour ce commentaire. Vous soulignez un point intéressant, le fait qu’il y ait toute une « zone grise » dans laquelle le consentement n’est pas forcément évident, mais dans laquelle l’absence de consentement n’est pas forcément évidente non plus.

        Tout d’abord, dans le cas de mon amie, on n’était absolument pas là-dessus puisqu’elle avait très clairement spécifié qu’elle n’avait plus envie de sexe à ce moment-là et qu’elle voulait dormir. Donc là pas d’ambiguïté, une fois que la personne a dit ou montré qu’elle ne voulait pas – on arrête d’insister et on respecte sa décision.

        Mais on peut réfléchir aux situations que vous proposez dans votre commentaire.

        « Par exemple j’ai très envie, mais j’ai envie de tester jusqu’à quel point tu as envie de moi, alors je te dis non. Bon, l’autre dit, ok, se barre. On manque quand même un truc non ? »
        –> Alors là pour moi le fait de dire « non » pour tester à quel point l’autre a envie est très très dangereux. Pour moi « non c’est non », si une personne dit « non », c’est fini, on arrête, on la laisse tranquille, stop. Et si quelqu’un prend du plaisir dans le fait de « se laisser convaincre », par exemple si une personne aime prétendre qu’elle n’a pas envie pour que l’autre insiste (dans le cadre d’un jeu sexuel), ça peut se définir entre les personnes concernées en en discutant au préalable ou en mettant en place un contrat. Par exemple, instaurez une phrase qui rend explicite le fait qu’on est en train de jouer, qu’on fait semblant de ne pas avoir envie alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. Mais si vous n’avez pas pris les précautions de faire ça avant, partez du principe qu’un non est un non et n’insistez pas si une personne montre qu’elle n’a pas envie.

        « Quand ma femme me dit non, que j’ai pas le moral et que je me retourne mal dans ma tête, et qu’elle me dit… allez viens.. c’est une contrainte morale ? »
        Oui. Pour moi c’est très clairement une contrainte morale. Après ça ne veut pas dire que vous êtes le seul responsable, peut-être que la société sexiste dans laquelle on vit et l’héritage culturel qu’on se paye (genre concept de « devoir conjugal » et compagnie) jouent aussi. Si une personne n’a pas envie d’avoir une relation sexuelle, le fait que la 2e soit triste, vexée, frustrée etc ne devrait à aucun moment jouer dans la balance. On fait l’amour avec quelqu’un parce qu’on ressent du désir pour lui-elle, on ne fait pas l’amour avec quelqu’un pour lui remonter le moral ou pour être gentil.

        « Que penser aussi de la fille qui ne dit pas non (genre j’y vais doucement, progressivement, je ne force rien, on discute, on rigole aussi), et qui deux jours après dit : ah oui mais je ne voulais pas »
        Alors là pour moi il y a deux cas.
        –> 1er cas – la personne vous a envoyé des signes pour dire qu’elle n’avait pas envie. Alors il faut impérativement en discuter avec elle pour voir quels sont ces signes que vous n’avez pas vus et pour que vous soyez capables de les repérer la prochaine fois, avec elle ou avec d’autres partenaires.
        –> 2ème cas – la personne reconnaît qu’elle n’a envoyé aucun signe pour dire qu’elle n’avait pas envie. Alors là il faut impérativement discuter avec elle pour comprendre pourquoi elle se sent obligée de prétendre avoir envie de sexe alors qu’elle n’en a pas envie. Est-ce qu’elle se met la pression ? Est-ce qu’elle sent que si elle dit « non » ça se passera mal ? Est-ce qu’elle a peut que vous l’aimiez moins si vous faites moins l’amour etc ?

        Dans tous les cas, pour conclure, vu qu’on sait que cette zone grise existe, pour moi il est essentiel de s’assurer le plus clairement possible (et même au fil du rapport sexuel) de l’état de la personne. N’hésitez pas à demander régulièrement si ça va bien, si ça lui plait, si elle a toujours envie, si elle veut faire une pause. Je trouve que la formulation « tu veux faire une pause ? » quand on n’est pas sûr que tout va bien est plutôt cool parce qu’elle n’est pas culpabilisante, ça ne veut pas dire qu’on coupe tout, ça veut dire qu’on se pose 5min pour voir si le désir est toujours là, s’il n’y a pas une douleur physique, un stress, ou ne serait-ce que de la fatigue…

        Voilà moi ça m’arrive régulièrement si je vois que mon partenaire est fatigué, qu’il a l’air de prendre moins de plaisir, je lui demande si ça va et s’il veut souffler un peu. Histoire de bien faire sentir qu’il n’y a aucune obligation, que tout ça doit avant tout servir à se faire du bien mutuellement, pas à se rajouter de la pression et du stress.

  4. Bonjour,

    Merci beaucoup pour cette histoire très bien racontée et expliquée sur un thème vraiment difficile et complexe. Malheureusement cela m’a rappelé un très mauvais souvenir où je pense avoir vécu sensiblement la même chose que ton amie même si je ne m’étais jamais rendue compte de la gravité de la chose.
    J’avais 15 ans et mon copain de l’époque (nous n’avions encore jamais fait l’amour ni l’un ni l’autre) avait un peu trop insisté un jour pour qu’on vive notre « 1ère fois ». Je ne voulais pas retirer mes sous-vêtements pour me retrouver nue avec lui et il a essayé de me les enlever de force. Il faisait deux têtes de plus que moi et bien le double de mon poids donc on peut dire que face à lui, s’il devenait un peu trop insistant physiquement, je ne pouvais pas faire grand chose à part dire « non » et on était seuls dans la maison. Mais heureusement j’ai tenu bon et j’ai continué à lui dire que je ne voulais pas. Et il a fini par arrêter. Et juste après quelqu’un est rentré à la maison.
    Je me sentais un peu bizarre, un peu honteuse aussi je crois, je ne savais pas trop quoi faire mais j’étais amoureuse de lui alors je n’ai jamais réfléchi au fait que ce n’était absolument pas normal ce qu’il avait fait ou tenté de faire. Et je crois que je n’en ai jamais parlé à personne. ça fait longtemps maintenant mais le souvenir est encore assez clair dans ma tête pour le raconter. D’ailleurs je me sens toute drôle de le raconter ici et de me rendre compte que c’était « grave », j’ai même du mal encore à reconnaître que c’était important.

    Par la suite, j’ai mis fin à notre relation après un an car il commençait à me faire peur et à devenir violent quand il ne réussissait pas à gérer sa colère ou sa frustration au quotidien et comme je l’ai dit physiquement je ne pesais rien contre lui, j’avais ma seule force de caractère pour me protéger.

    Bref merci pour ton engagement !
    Je suis régulièrement ton blog juste pour le plaisir, j’aime beaucoup tes dessins et les petites histoires ou pensées que tu partages.
    Bonne continuation !

    1. Bonjour Tanya,
      Un grand merci pour ton message, ça me touche beaucoup que tu aies partagé ton témoignage ici.
      D’abord, je voulais te dire que je comprends bien les sentiments de honte et de gêne que tu décris. C’est fou mais il y a tellement de tabou autour des agressions sexuelles et du viol, tellement de pression mise sur les femmes qui les subissent… Souvent les victimes se sentent mal, se remettent en question, alors que bien sûr elles n’ont aucune, aucune responsabilité dans cette histoire.
      Et tu sais parfois les événements un peu marquants qu’on garde comme ça, même si on a appris à les gérer avec le temps, ça peut toujours faire du bien de les ressortir en séance chez une psy pour s’assurer que ça n’a pas laissé trop de séquelles. Si jamais un jour tu t’en sens le courage ou l’énergie, je suis sûre que ça pourrait tout de même être utile.

      En tout cas tu as bien fait de fuir cette relation qui ne te convenait pas, bravo car ce n’est jamais simple de partir !

      Encore merci pour cette contribution touchante.

  5. Je n’avais pas encore lu les commentaires. Je trouve tes explications très claires et pédagogiques, je suis admirative je dois dire…je trouve notamment tes conseils sur ce qu’on appelle la « zone grise » très pertinentes ! on devrait faire lire la BD et les réponses à tout le monde !

    1. Oh c’est très gentil merci ! Pour la pédagogie j’y travaille, j’essaie de faire le tri et de supprimer les personnes qui n’ont pas vraiment envie d’échanger, pour accorder plus de temps aux personnes qui veulent comprendre. J’espère que ça pourra servir à quelques personnes (femmes et hommes) et les aider dans leurs réflexions.

      1. C’est sûrement le truc le plus sage à faire effectivement 🙂 je pense vraiment que c’est susceptible d’aider des personnes oui… PS : je t’ai trouvée sur twitter 😀

      2. C’est ce que je me suis dit en voyant la date d’inscription, à la base j’avais vraiment juste cherché au cas où vu que j’ai partagé ton article ! y’a beaucoup de féministes sur twitter à qui ça plaira je pense

  6. Encore moi : je ne suis pas tout à fait d’accord sur certains points bien sûr 🙂 Pour ma femme, je trouve normal de parfois faire ce petit effort, je me dis que justement c’est un peu ça l’amour, savoir donner de soi pour l’autre. Je ne le ressens pas comme une contrainte, mais comme un geste d’amour, est-ce l’amour qui me guide ou qui me contraint ? Je suis un amoureux, je choisis de dire qu’il me guide.

    Pour la négociation avant, oui dans un couple établi, pas forcément dans cette étape de joute amoureuse qui peut tenir lieu de « parade nuptiale ». Mais ça fait quand même un peu formulaire administratif 🙂

    1. Euh je trouve ça très dangereux de présenter le sexe comme un « don de soi », je vois plutôt ça comme un échange, et pour échanger, il faut être disponible (à donner et à recevoir), et donc il faut désirer le rapport.

  7. Salut Fabrice,
    Et si un jour, ta femme te disait que ce « don de soi pour l’autre », elle l’a mal vécu plusieurs fois, et que même si c’est elle qui t’avait dit « allez viens », elle l’avait fait pour de mauvaises raisons, et qu’elle se sentait violée par ces rapports qu’elle ne désirait pas, mais auxquels elle consentait ?

    Si elle te disait qu’elle réalisait qu’elle ne s’était pas respectée, que son corps ne voulait pas du tien, qu’elle s’était juste « persuadée » que ce n’était pas si grave et qu’elle pouvait bien faire un effort… et qu’elle réalisait que ça lui avait fait du mal ?

    Tu te sentirais comment ?
    A mon avis c’est une question qui mérite qu’on y réfléchisse.

  8. Je comprends
    j’ai vue plein de choses à ce sujet aux infos, à la télé et même à l’école mais une fois que c’était arrivé je n’aie pas voulu y croire, j’ai même comme dans le dessin demander à une amie qui me l’a confirmé, et là c’était la descente….
    Après 1 an + des séances chez le psy ça va un peu mieux

    1. Merci Ako pour ton témoignage, c’est super que tu aies pu réaliser et en parler en thérapie ! Moi aussi la première fois c’était une tentative d’agression sexuelle, et quand la psy me l’a dit je ne voulais pas la croire, j’ai pensé « mais non, c’est autre chose »… Et au bout d’un moment on se fait à l’idée et ça aide à se relever. 🙂

      Merci encore et belle continuation !

  9. J’ai mis longtemps à mettre le mot aussi sur une situation complexe… Avec mon petit ami de l’époque, on se retrouve un week-end, on a un rapport tout à fait consenti mais un peu trop rapide pour moi, j’en sors un peu frustrée. Du coup au cours de la nuit, je l’invite, par des caresses, à entamer un second rapport… sauf qu’au moment de mettre un préservatif ben… il n’en a pas mis et m’a pénétrée comme ça ! J’étais en panique, je ne comprenais pas comment il avait pu faire ça ; en plus lui-même après me dit « oh la la on n’a fait une bêtise, j’étais surpris et y’avait plus de capotes dans la table de chevet » (il le savait mais au lieu de m’arrêter dès le début pour me dire « attends je vais chercher une capote dans la salle de bain », il a préféré continuer). Bon cette relation n’a pas duré, mais je me suis sentie très mal pendant longtemps du risque pris (à la fois grossesse, car je n’avais pas de contraception à cette époque, et MST), et surtout je me disais que c’était ma faute…

    1. Il m’est arrivé une histoire similaire aussi avec un garçon avec qui je sortais depuis plusieurs mois, on s’était toujours protégés. Un jour on était sur le point de faire l’amour et on jouait, on se frôlait… J’étais persuadée qu’il ne ferait rien sans préservatif mais je me trompais. Et idem j’ai été un peu choquée et complètement incapable de réagir – et puis bien sûr j’ai culpabilisé aussi ensuite… :/

      Merci pour ce témoignage, je suis sûre que tu es loin d’être la seule. ❤ Et c'est vraiment très dur de réagir dans des cas comme ça, quand on est sous le coup de la surprise…

      1. En plus c’était le tout début de mon activité sexuelle et je comptais vraiment sur mon partenaire pour m’indiquer à quel moment il était temps de sortir la capote de l’emballage… je me suis aperçue à ce moment-là que je ne pouvais pas faire confiance à cet homme, du coup quand il m’a larguée quelques semaines après, je n’ai pas regretté longtemps ^^

      2. Tu m’étonnes ! Moi c’était très différent parce que j’avais déjà pas mal d’expérience et on avait déjà fait l’amour très souvent tous les deux, toujours en se protégeant… Mais j’étais sûre et certaine qu’il ne le ferait pas sans préservatif, ça m’a vraiment surprise, au point de ne pas du tout être capable de dire quoi que ce soit sur le coup ! Le point positif c’est que je pense que si ça se reproduisait demain, je serais capable de réagir.

      3. Bonjour 🙂 j’ai également vécu une situation semblable, je suis un peu rassurée de voir que je ne suis pas la seule 🙂 C’était avec mon premier copain, toute première fois, il y a quelques années, on s’était mis d’accord pour le préservatifs, je n’utilisais en plus aucun autre moyen de contraception. Juste après je me suis rendue compte qu’il l’avait enlevé, sous prétexte qu’avec, il « n’y arrivait pas » (ce n’était pourtant pas sa première fois à lui). Sa réaction envers moi a été en plus très infantilisante, il était très sûr de lui et me prenait presque pour une idiote de stresser, parce qu’en plus il connaissait bien mon cycle… Il ne s’est d’ailleurs jamais préoccupé des MST !
        J’étais déjà mal à l’aise à l’époque, mais c’est des années plus tard, récemment, que j’ai compris que c’était bien plus grave que ce que je croyais, qu’il avait en plus profité de mon inexpérience pour faire ce qu’il voulait et qu’il s’était fort peu soucié de ce que je pensais !
        Merci pour vos témoignages et pour la BD super bien faite 🙂

  10. Merci beaucoup pour cette BD, très intéressante et aussi pour ces commentaires et réponses, tout aussi intéressants que les dessins.
    Toute cette thématique autour du viol, de la culture du viol et du consentement est complexe, comme on peut le voir via certains témoignages et mérite d’être traitée bien plus souvent.
    Moi-même, je me définie comme féministe et particulièrement sensible à la notion de consentement, dû à mon histoire et pourtant, il m’est arrivée, à moi aussi, de n’avoir pas fait attention aux envies de mon partenaire et d’avoir été bien trop insistante. Quand bien même il m’a assuré avoir bien vécu la chose, je n’ai pas cessé de m’excuser et je ressens encore envers lui une profonde culpabilité. Cela m’a fait réaliser que l’on peut tous faire des erreurs, femmes et hommes, et qu’il est extrêmement important de rester vigilant et de se demander régulièrement si son partenaire est toujours sur la même longueur d’onde. Il n’est pas normal, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, de se sentir « obligé.e.s » de céder, que ça soit pour faire plaisir, parce qu’un homme un vrai, ça ne dit jamais non, parce que l’on a dit oui au début mais que maintenant, l’envie n’est plus vraiment là mais que l’on ne sait pas comment le dire… Bref, discutons, échangeons, en espérant que cela fera bouger les mentalités.

  11. Je viens de découvrir ton blog, j’adore ce que tu fais, tes dessins et les messages sont au top ! Je commence tout juste à en prendre conscience des agressions sexuelles que j’ai vécu, du coup un travail comme le tiens est d’une aide précieuse… Le fait de ne pas réussir à identifier et de sous-estimer ce qu’on a vécu, de ne pas oser l’appeler « viol », et la culpabilité aussi… Tu as simplement tout dit.
    Merci…Continue comme ça !

    1. Merci Justine ! Ca me fait très plaisir ton commentaire, je suis vraiment contente que ça puisse aider certain-e-s à mettre des mots sur des expériences comme celle-ci ! C’est important de pouvoir en parler (si on en ressent le besoin) et de se débarrasser de la culpabilité ! t’inquiète, j’ai pas l’intention de m’arrêter tout de suite ! : P

  12. J’ai decouvert ton blog grace a Madmoizelle, notamment via Vincent Laouze sur fb qui écrit sur pleins de choses. Ca m’a retourné ce sujet et j’ai voulu remonter jusqu’a ton blog.

    Cela fait des années que je nie en moi même la gravité de ce que j’ai vecu lors de ma premiere fois en 2009. J’avais 21ans. Voilà ma question: J’etais intéressée par le garçon de manière plus ou moins sérieuse car c’etait le debut de notre relation, qu’il est togolais vivant dans son pays d’origine, et c’etait mon premier petit ami. ( j’avais embrassé personne avant lui) J’ai consenti à mon premier rapport sexuel avec lui, quelques semaines apres le debut de notre histoire. Mais une fois avec lui, j’ai ressenti un stress assez fort…Je n’ai rien dit au debut car je savais que ca serait douloureux…(c’est ce que j’avais entendu de mes amies) mais ensuite je lui ai dit d’arreter la penetration qui n’etait pas totale car j’avais extremement mal.
    C’est a ce moment là que j’ai perdu le contrôle car bien plus musclé que moi il m’a maintenu les bras et a terminé la chose bien que je lui disais « Arrête » il répondait « ste plait, ste plait »

    Après ca je ne voulais plus lui parler mais plusieurs jours apres, j’ai relativisé. Et j’etais en couple avec lui.
    Ce n’est qu’a mon retour en France que je ne souhaitais plus du tout lui donner de mes nouvelles.

    S’en sont suivies des relations désastreuses où je me donnais extremement rapidement à chacun de mes partenaires et encore aujourd’hui c’est un point que je m’efforce de modifier pour ne pas envoyer de mauvais messages au partenaire.

    J’avais besoin de parler de cela car jamais au grand jamais je n’ai utilisé le mot V pour raconter cet évenement. Ce n’est qu’après qu’un de mes copains me l’ai écrié en pleine discussion que j’ai été interpellée. Ma question donc est pensez vous que parce que j’etais consentente et que je me suis mise dans cette situation, ce qu’il a fait était justifié? obligé pour mener a terme mon déflorage?
    C’est bizzare une fois écrit…

    Bon, merci pour l’article extremement pertinent et désolé pour le pavé…lol

    Flo

    1. Bonjour Floriane, merci pour ce témoignage – je suis très touchée que tu le partages sur le blog !…
      Pour moi il s’agit bien d’un viol et à partir du moment où tu lui as dit d’arrêter il aurait dû respecter ta décision sur le champ. Tu n’es absolument pas responsable parce que ce que tu voulais, toi, c’était avoir un rapport sexuel avec lui, mais tu ne voulais pas que ça te fasse mal et tu ne pouvais pas savoir comment ça se passerait avant d’essayer… Donc non ce n’est pas toi qui t’es « mise dans cette situation », c’est lui qui a refusé d’écouter ton avis et de respecter ta décision. Et son comportement n’est absolument pas justifié ! Tu penses que ça pourrait t’aider d’en parler en séance avec un-e psy à l’occasion ?

      Bonne chance à toi et encore merci pour ta confiance,
      Belle journée !

      Marine

  13. Salut Marine,
    je vois que t’en as déjà pas mal discuté avec d’autres donc je vais être brève.
    Selon l’article 121-5 du code pénal il n’y a tentative de viol que dès lors que
    « [la tentative] n’a été suspendue […] qu’en raison de CIRCONSTANCES INDÉPENDANTES de la volonté de son auteur ».
    Je ne pense donc pas qu’on puisse dire que ton amie ait été victime d’une tentative de viol (dans la mesure où « l’agresseur » s’est arrête de lui même en constatant son refus et qu’il n’y a eu ni menace, ni contrainte ni surprise ni violence cf article 222-23)

    Mes meilleurs sentiments à vous deux malgré tout (ça n’est jamais une situation agréable à vivre)
    charly

    1. Salut Charly,
      Je vois où tu veux en venir.
      L’agresseur ne s’est pas arrêté de lui-même en constatant son refus, elle a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour lui dire qu’elle n’en avait pas envie et elle a fini par lui hurler dessus et se dégager de son emprise.
      Pour moi c’est bien une circonstance indépendante de la volonté de l’auteur.

      Dans tous les cas c’est au minimum une agression sexuelle, puisqu’il y a eu attouchements forcés.

      Après je suis d’accord que c’est un cas qui peut être à la limite des définitions juridiques, mais elle a raconté son histoire au CFCV qui lui a bien confirmé qu’il s’agissait d’une tentative de viol. Leur mission première étant d’accompagner les victimes dans les procédures juridiques, je pense que cette personne était compétente et je fais confiance à son jugement.

      Enfin ton message témoigne d’un fait courant en société et que je trouve personnellement assez inquiétant : je veux parler de cette tendance à systématiquement remettre en cause la parole des victimes et à chercher en premier lieu à dédramatiser leurs propos, leurs témoignages. Pour poursuivre ces réflexions je te renvoie vers une BD très instructive de Mirion Malle sur l’impunité des hommes (célèbres) : http://www.mirionmalle.com/2016/09/limpunite-des-hommes-celebres.html

  14. Coucou !

    Ça fait très longtemps que j’ai envie de poster un petit message ici afin de montrer que même avec la distance, je te suis toujours… et finalement, je repousse à chaque fois!
    Du coup je profite d’avoir un peu de temps ce soir pour me balader et je tombe sur ton tiroir qui déborde de nouveaux dessins et de nouveaux engagements. Forcément je suis trop contente de voir que ça carbure pour toi et que tu commences à être reconnue (tes dessins/articles tournent beaucoup sur internet).

    Je tenais aussi tout particulièrement à te remercier pour cet article qui me permet de mettre des mots sur une situation vécue avec l’un de mes ex et qui n’a jamais été abordée avec lui. Un garçon tout à fait bien, tout à fait honnête, avec qui j’étais depuis plusieurs années pendant lesquelles nos rapports se sont espacés jusqu’à ne plus exister. Autant dire qu’il était inimaginable de penser qu’un garçon si gentil puisse abuser de sa copine pendant qu’elle était ivre morte… et pourtant.

    Les actes blessent terriblement. Mais ne pas savoir – ou ne pas « oser » – poser de mots sur une situation telle que celle-ci avec un proche (ce « faible pourcentage » qui ne peut être considéré comme ce qu’il est : un viol) a été le pire pour moi.
    C’est chose faite depuis peu, grâce à cet article, à d’autres, à des discussions auprès de militant.e.s… à l’ouverture des gens et surtout, grâce à la douleur de celleux qui l’ont vécu.

    Il est extrêmement important de permettre à cette vérité de véhiculer : ce n’est pas parce que l’on est en couple, que l’on est ami, connaissance, voisin (…), que le sexe imposé est justifiable. Rien ne justifie d’aller à l’encontre de la volonté de quelqu’un.
    J’ai lu plus haut dans un commentaire quelque chose que j’ai trouvé dérangeant : « il est normal de faire un petit effort »… il ne devrait jamais être normal de se forcer pour faire plaisir à quiconque, même en couple.

    Alors merci à toi ma petite MS de loin et qui me manque souvent. J’espère que tu continueras encore longtemps à être une telle source d’information et d’instruction.

    Plein de gros bisous. ♥

    1. Coucou ma MS ! Quel plaisir de te lire ici. Merci d’avoir pris le temps de parcourir le blog et d’écrire ces gentils mots. Merci aussi pour le partage de ton témoignage, j’ai reçu beaucoup de messages en privé de personnes qui ont vécu des choses similaires, je pense vraiment que c’est loin d’être anecdotique et qu’il est temps de lever ces tabous qui nous empêchent de parler de tout ça… Ma prochaine BD sera sur le victim-blaming et je pense qu’elle sera cool aussi, j’ai hâte de la terminer – alors qu’elle est à peine commencée 😉

      Je pense beaucoup à toi. Je sais qu’on est loin et que ça fait une éternité qu’on ne s’est pas vues mais j’ai toujours beaucoup d’amitié et de tendresse pour toi et je repense avec nostalgie à tous ces fous-rires qu’on a eus ensemble !

      Je te souhaite plein de belles choses et j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser d’une manière ou d’une autre !

      Je t’embrasse très fort. ♥

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